Le kakihan, ou manga-calque

Vous êtes-vous déjà demandé quel chemin suivaient les planches des mangakas pour arriver jusqu’entre nos mains ?

Dans le Japon d’après-guerre, à l’époque de The Lost World, deux modes de reproduction des mangas coexistaient : le kakihan et la classique photogravure. Le kakihan, bien que meilleur marché, avait l’inconvénient de demander une étape de reproduction des planches sur une sorte de papier sulfuré, qui était ensuite utilisé pour graver les traits en miroir sur des plaques de zinc. Cette étape était bien sûr effectuée par un tiers employé à temps plein pour cela, le mangaka ayant d’autres planches à dessiner dans des délais serrés. Ceci avait pour inconvénient de donner un résultat pouvant potentiellement décevoir l’auteur original.

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