Des planches originales d’Osamu Tezuka exposées en Suisse

Affiche de l'exposition "Pop Art mon amour" consacrée à Osamu TezukaUne exposition consacrée à Osamu Tezuka se déroule actuellement en Suisse, à l’espace Jules Verne de Yverdon-les-Bains (près de Lausanne), jusqu’au 30 avril 2017. La news arrive un peu tard puisqu’elle est déjà en place depuis le 24 septembre, mais l’exposition semble assez confidentielle.

Pourtant, 79 planches originales d’Osamu Tezuka peuvent y être contemplées, piochant parmi les plus grandes oeuvres de Tezuka : Astro Boy, Phénix, Metropolis, Lost World, Dodoro, Big X. N’hésitez pas à faire part de vos impressions en commentaire si vous avez eu la chance de la visiter.

Source : site de l’exposition

Le Roi Léo : les jeux vidéo oubliés

Space World, 1996. La Nintendo 64 vient tout juste de sortir et le salon annuel est l’occasion pour Nintendo de dévoiler le DD64 (qui se cantonera au Japon) et la première démo de Zelda : Ocarina Of Time, titre mythique de la plate-forme. Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici : parmi les jeux annoncés, se trouve un certain Jungle Taitei 64, fondé sur la licence du Roi Léo et développé par les équipes de Shigeru Miyamoto. Un an plus tard, pour le Space World 97, une vidéo de démonstration sera présentée : on y voit Léo gambader dans un décor tout en 3D, donnant une impression de liberté encore assez novatrice à l’époque.

Pour réaliser ce jeu, Shigeru Miyamoto collabore avec Makoto Tezuka, le fils d’Osamu. Ce dernier est cependant occupé par de nombreux autres projets, ce qui sera l’une des raisons évoquées au moment de l’abandon du projet. Ce n’est pas la première fois qu’une tentative de jeu vidéo concernant cette licence échoue : un jeu de plates-formes Le Roi Léo prévu pour la Famicom (NES japonaise) et développé par Taito devait sortir en 1990 ou 91 et a finalement été annulé alors qu’il semblait quasiment terminé. On ne connait pas les raisons de cet abandon.

 

 

Avec ces deux annulations consécutives, Le Roi Léo fait ainsi figure de licence maudite du jeu vidéo ! Et ce n’est pas tout, puisque des rumeurs d’un jeu Sega pour PS2 / PC ont également circulé, ainsi que pour un jeu Game Cube. Rien de tout ça n’a vu le jour et le seul jeu dans lequel on peut épisodiquement voir apparaître Léo est à l’heure actuelle Astro Boy: Omega Factor, sur Game Boy Advance.

Sources :

Visitez le musée japonais consacré à Osamu Tezuka sans bouger de chez vous

A l’occasion du 28ème anniversaire du décès d’Osamu Tezuka, rappelons qu’il est possible de visiter le musée qui lui est consacré au Japon avec Google Street View. Le musée a en effet été intégralement capté par les caméras de Google, et il est ainsi possible de s’aventurer jusque dans les toilettes ! Pensez à cliquer en bas à droite afin de pouvoir changer d’étage.

Le musée a été inauguré en 1994 à Takarazuka, ville dans laquelle l’auteur a grandi. Il comporte une collection permanente de 336 pièces ainsi que des expositions temporaires.

Cliquez ici pour y accéder !

Astro Boy #1, Gringo et Le Chant d’Apollon en promo chez Izneo

Trois titres d’Osamu Tezuka, édités par Kana, sont disponibles en numérique chez Izneo à un prix mini (1€99) jusqu’au 12 février 2017 :

Une offre à ne pas laisser passer si l’un des titres vous intéresse. Je ne peux que chaudement vous recommander Le Chant d’Apollon, que j’ai découvert l’année dernière. De mon côté, je vais probablement me laisser tenter par Gringo et je vous ferai prochainement un retour sur le service offert par Izneo.

Mise à jour à 14h27 :
L’offre ne se limite en réalité pas à Kana, les titres suivants sont également disponibles à ce prix :

Cliquez ici pour en profiter.

Osamu Tezuka était-il oracle ?

En relisant le premier tome du Cratère afin de préparer la page dédiée à ce recueil de nouvelles d’Osamu Tezuka, je me suis attardé sur l’une d’entre elles, qui recèle un petit mystère.

Cette histoire s’intitule « Les trois intrus ». Des extra-terrestres descendent sur Terre en se faisant passer pour des malfrats, leur objectif étant de capturer un humain érudit. Leur choix se porte sur un certain Osamu Tezuka, qui apparaît alors en tant que personnage.

C’est pour Tezuka l’occasion de se mettre en lumière : les extra-terrestres enlèvent en effet le mangaka en tant que spécimen représentatif de l’humanité, ce qui les amène à croire que les délais serrés de magazines de publication de mangas est la principale préoccupation de l’humanité, et on surprend Osamu Tezuka s’amusant à sacraliser sa profession. Les extra-terrestres transmettent également d’autres noms d’humains importants, évidemment tous mangakas, avec une orthographe très approximative. On peut malgré tout reconnaître :

  • Go Nagai (Devilman, Mazinger Z),
  • Masakazu Katsura (Wingman, Video Girl Ai, Zetman),
  • Fujiko Fujio (Doraemon),
  • Tetsuo Hara (Hokuto No Ken),
  • Akira Toriyama (Dragon Ball),
  • Shotaro Ishinomori (Cyborg 009),
  • Studio Clamp (Card Captor Sakura),
  • Tsukasa Hojo (City Hunter),
  • Shigeru Mizuki,
  • Sanpei Shirato,
  • Yū Watase

Or, quelque chose m’a interpellé en lisant cette liste : certains de ces auteurs étaient encore enfants au moment de la première publication du Cratère au Japon ! Tezuka était peut-être divin, mais pas devin. Les traducteurs français se seraient-ils permis des ajustements ? C’est l’hypothèse la plus crédible : ils ont dû remplacer ou au moins ajouter des noms de mangakas plus connus des lecteurs francophones.

J’aimerais tout de même valider cette hypothèse, et je serais également curieux de connaître la liste originale, celle qui nous dirait qui Osamu Tezuka considérait comme ses pairs à l’époque.

Je fais donc appel aux lecteurs qui auraient une version japonaise, voire dans n’importe quelle autre langue, de cette nouvelle afin de pouvoir comparer la liste des noms présentés.

Quand Dorothée faisait la promotion de Tezuka

Dorothée Magazine était un magazine jeunesse lié à la célèbre émission des années 90. Bien que d’une qualité globale loin d’être excellente, c’était à l’époque une source d’information souvent pertinente concernant les mangas, et notamment Dragon Ball Z. En effet, rares étaient ceux qui avaient accès à Internet dans les années 90, et le magazine permettait de suivre certaines aventures de ses héros préférés avant les sorties en librairie et même d’obtenir des informations en direct du Japon.

Le focus était cependant clairement centré sur un nombre restreint de séries : Dragon Ball Z, Sailor Moon, Nicky Larson, chevaliers du zodiaques, bref, les séries qui passaient dans l’émission, sans compter les sitcoms dont je tairais les noms. Et pourtant, dans le numéro du 15 novembre 1994, Dorothée Magazine a fait l’honneur de réserver une pleine couverture à un héros de notre cher Osamu Tezuka : Le Roi Léo ! Il faut dire que Le Roi Léo est en fait le premier animé japonais à avoir été diffusé en France, en 1972, dans sa première mouture. C’est ici de la deuxième série du Roi Léo qu’il s’agit, le Club Dorothée la diffusera d’ailleurs quelques mois plus tard.

L’agenda est cocasse : alors que cette série date de 1966/1967 au Japon et qu’elle a déjà été diffusée en 1990 en France, ce n’est que dans le numéro de la semaine précédant la sortie du Roi Lion sur les grands écrans français qu’elle fait la couverture du magazine. Une maigre compensation pour l’une des plus grandes suspicions de plagiat du dessin animé.

Malheureusement, le numéro que j’ai récupéré comporte de nombreux trous, le lecteur précédent s’étant amusé à découper certaines images. Si quelqu’un a un scan de l’intégralité des trois pages, je suis preneur.

 

 

Comme on peut le voir ci-dessus, les pages jeux du magazine sont également consacrées au Roi Léo.

Voir la page consacrée au manga.