Le premier épisode de ATOM: The Beginning disponible sur Wakanim

La diffusion de ATOM: The Beginning, l’anime adapté du préquel d’Astro Boy, a démarré. Ne ratez pas le premier épisode, intitulé « L’activation du bras de fer » !

Cinq ans après une grande catastophe, les robots se sont fait une place dans la société en prenant part à la reconstruction de Tokyo. Ce premier épisode présente le Dr Tenma et le professeur Ochanomizu, encore étudiants, qui mettent au point un robot nommé Six, en vue de le faire participer à une compétition de robots prenant place dans une arène.

Diffusé le 15 avril au Japon, le premier épisode de l’anime est déjà disponible sur Wakanim. Si vous n’avez pas d’abonnement, dépêchez-vous, l’épisode est encore regardable gratuitement jusqu’au 21 avril !

Tanku Tankuro, le sumo rigolo

Cet article fait partie d’une série « Influences de Tezuka » qui va se pencher sur la présentation des mangas qui l’ont marqué quand il était jeune.

Tanku Tankuro se dispute avec Norakuro le titre d’ancêtre du manga, ayant été inventé par Gajo Sakamoto dans les années 30 (1934 pour être précis). C’est un sumo tout rond que les enfants adorent. Il est drôle, excentrique et absurde. Bien qu’enfantin, il est initialement publié dans un journal pour adultes : Chugai Shogyo Shinpo avant d’être popularisé par un magazine au public plus adapté.

Acheter Doraemon en français sur AmazonMuni de toute une panoplie d’accessoires et de superpouvoirs, il s’agit du premier robot apparaissant dans un manga et il est ainsi à la fois l’ancêtre d’Astro et de Doraemon, ce chat-robot créé dans les années 70 par Fujiko Fujio, qui voyage dans le temps et sort tout un tas d’ustensiles de son ventre. Doraemon est d’ailleurs paru en français (cliquer sur l’image). Ce robot sumo serait par ailleurs également le premier superhéros de manga !

Son pire ennemi est un certain Kuro-Kabuto (« chapeau noir », en français), aujourd’hui connu pour sa ressemblance avec Dark Vador, de Star Wars. Ce vil personnage tente d’attaquer le Japon, et Tanku Tankuro le défend donc. Sous ses airs de manga d’avant guerre de propagande, comme le sont une bonne partie des mangas de l’époque, l’auteur véhicule ici en réalité un subtil message pacifiste.

Kuro-Kabuto, ennemi juré de Tanku Tankuro aux airs de Vador

En revanche, il est à l’heure actuelle impossible de lire Tanku Tankuro en français. Un recueil existe en revanche en anglais. Malheureusement, il semble épuisé depuis peu : j’ai essayé de le commander il y a 2 ou 3 semaines, notamment pour étoffer cet article et viens de recevoir un mail d’annulation.

4 bons plans pour acheter des mangas d’occasion

Bien qu’une grande partie des mangas d’Osamu Tezuka aient été édités en France, tous ne sont plus disponibles en neuf. Qu’on soit collectionneur et/ou lecteur, il faut donc dans ces cas-là trouver des alternatives au neuf. Parmi les séries les plus recherchées, on peut noter Bouddha, Phénix et Black Jack. Bien entendu, les conseils qui suivent valent aussi pour d’autres mangakas.

Le juste prix

D’une manière générale, les tomes individuels d’une série peuvent se trouver pour pas cher : entre 3 et 8€. Mais tous ne sont pas aussi simples à trouver : les premiers tomes ont souvent été plus vendus que les suivants. Et on trouve aussi des prix délirants pour des tomes individuels, comme du 40€ pour le tome 3 d’Ayako.

Pour les intégrales qui ne sont plus éditées, on peut atteindre des prix très hauts, notamment pour Bouddha et Phénix : autour de 350€ sur leboncoin, ce qui fait quand même 3 fois le prix du neuf à l’époque de la sortie.

Option 1 : les magasins spécialisés

Photo d'un magasin de mangasLes magasins spécialisés en BDs et mangas qui ont un rayon d’occasion peuvent être une mine d’or, notamment s’ils vendent des intégrales. J’ai par exemple déniché l’intégrale de l’Enfant aux trois yeux pour 30 ou 40€ il y a cinq ans dans l’un des magasins ci-dessous ! Il s’agit pour moi de la meilleure source pour l’occasion en ce qui concerne Tezuka. Cela a, de plus, l’avantage de faire vivre les petits commerçants !

Si vous vivez près de Paris ou que vous avez l’occasion d’y faire un tour, ne ratez pas, dans le quartier latin :

  • Aaapoum Bapoum, j’y suis allé à de nombreuses reprises et j’y ai toujours aperçu du Tezuka !
  • Boulinier, bien que plus fourni en best-sellers (Dragon Ball, Naruto, Bleach, etc)
  • Gibert Joseph, qui vend à la fois du neuf et de l’occasion

Si vous savez précisément ce que vous recherchez et que vous craignez de vous déplacer pour rien, n’hésitez pas à sortir votre téléphone.

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La vie d’Osamu Tezuka, de 1928 à 1945


Cet article est un résumé du premier tome de la biographie d’Osamu Tezuka en manga, publiée chez Casterman, que je vous recommande chaudement.

Osamu Tezuka naît le 3 novembre 1928 à Toyonaka, près d’Osaka. Il passe son enfance et son adolescence à Takarazuka, où sa famille a déménagé quand il était tout petit. Il commence à dessiner très tôt, noircissant les cahiers à un rythme qui oblige sa mère à gommer ses dessins pour lui fournir de nouvelles pages blanches.

L’entrée à l’école est difficile pour le petit Osamu, qui pleure souvent. Mais, un jour de la première année de primaire, il fait sensation en racontant une histoire devant toute la classe. Ce don lui vient certainement de sa mère, qui lui raconte des histoires tous les soirs. Il regroupera plus tard ces histoires dans un livre pour enfants intitulé « Il était une fois… me contait ma maman ».

Petit, Osamu avait des complexes : il est nul en sport et a des cheveux rebelles, qui lui auraient d’ailleurs inspiré la coupe d’un certain… Astro. A la maison, Osamu grandit dans un environnement très stimulant pour l’époque : son père, Yutaka, a une importante collection de mangas et, fait rare pour l’époque, un vidéo-projecteur (de marque française, le Pathé Baby). Celui-ci permet à Osamu de visionner très tôt les quelques dessins animés japonais de l’époque et surtout ceux de Walt-Disney.

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Offrez vous (la moitié de) l’intégrale d’Osamu Tezuka

Si vous êtes ici, vous le savez bien : Osamu Tezuka a été on ne peut plus prolifique. Tout au long de sa vie, ce sont des centaines de milliers de planches qu’il a noirci. Si vous cherchez vous aussi à atteindre le graal de posséder toutes ses oeuvres, vous aurez remarqué qu’il y a de quoi se ruiner ! Il existe pourtant un moyen de se procurer la moitié de son oeuvre pour un peu plus d’une centaine d’euros ! Je ne vais pas vous vendre du rêve plus longtemps : il y a deux bémols : il vous faudra lire le japonais tout d’abord et il vous faudra surtout de bons yeux : il s’agit d’une édition miniature, au format 5cm x 6,8cm x 0.7-1cm par tome.

Les tomes sont des versions miniature de l’intégrale publiée chez Kodansha entre 1977 et 1997 et suivent la même numérotation : de MT001 à MT400. Ici, seuls les tomes MT001 (premier tome du Roi Léo) à MT200 (premier tome de Phénix) sont présents. Le set contenant la deuxième moitié n’a malheureusement jamais vu le jour.

L’intérêt est donc limité si votre objectif est de pouvoir lire ou relire une bonne partie des oeuvres de Tezuka. En revanche, c’est une idée déco des plus originales pour un fan de manga. Ou pourquoi pas une belle idée de cadeau !

Convaincus ? C’est en vente chez Japan Trend Shop (122€).

Notez que l’étagère est incluse (44,5cm x 36,5cm x 8cm).

Des planches originales d’Osamu Tezuka exposées en Suisse

Affiche de l'exposition "Pop Art mon amour" consacrée à Osamu TezukaUne exposition consacrée à Osamu Tezuka se déroule actuellement en Suisse, à l’espace Jules Verne de Yverdon-les-Bains (près de Lausanne), jusqu’au 30 avril 2017. La news arrive un peu tard puisqu’elle est déjà en place depuis le 24 septembre, mais l’exposition semble assez confidentielle.

Pourtant, 79 planches originales d’Osamu Tezuka peuvent y être contemplées, piochant parmi les plus grandes oeuvres de Tezuka : Astro Boy, Phénix, Metropolis, Lost World, Dodoro, Big X. N’hésitez pas à faire part de vos impressions en commentaire si vous avez eu la chance de la visiter.

Source : site de l’exposition

Le Roi Léo : les jeux vidéo oubliés

Space World, 1996. La Nintendo 64 vient tout juste de sortir et le salon annuel est l’occasion pour Nintendo de dévoiler le DD64 (qui se cantonera au Japon) et la première démo de Zelda : Ocarina Of Time, titre mythique de la plate-forme. Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici : parmi les jeux annoncés, se trouve un certain Jungle Taitei 64, fondé sur la licence du Roi Léo et développé par les équipes de Shigeru Miyamoto. Un an plus tard, pour le Space World 97, une vidéo de démonstration sera présentée : on y voit Léo gambader dans un décor tout en 3D, donnant une impression de liberté encore assez novatrice à l’époque.

Pour réaliser ce jeu, Shigeru Miyamoto collabore avec Makoto Tezuka, le fils d’Osamu. Ce dernier est cependant occupé par de nombreux autres projets, ce qui sera l’une des raisons évoquées au moment de l’abandon du projet. Ce n’est pas la première fois qu’une tentative de jeu vidéo concernant cette licence échoue : un jeu de plates-formes Le Roi Léo prévu pour la Famicom (NES japonaise) et développé par Taito devait sortir en 1990 ou 91 et a finalement été annulé alors qu’il semblait quasiment terminé. On ne connait pas les raisons de cet abandon.

 

 

Avec ces deux annulations consécutives, Le Roi Léo fait ainsi figure de licence maudite du jeu vidéo ! Et ce n’est pas tout, puisque des rumeurs d’un jeu Sega pour PS2 / PC ont également circulé, ainsi que pour un jeu Game Cube. Rien de tout ça n’a vu le jour et le seul jeu dans lequel on peut épisodiquement voir apparaître Léo est à l’heure actuelle Astro Boy: Omega Factor, sur Game Boy Advance.

Sources :

Visitez le musée japonais consacré à Osamu Tezuka sans bouger de chez vous

A l’occasion du 28ème anniversaire du décès d’Osamu Tezuka, rappelons qu’il est possible de visiter le musée qui lui est consacré au Japon avec Google Street View. Le musée a en effet été intégralement capté par les caméras de Google, et il est ainsi possible de s’aventurer jusque dans les toilettes ! Pensez à cliquer en bas à droite afin de pouvoir changer d’étage.

Le musée a été inauguré en 1994 à Takarazuka, ville dans laquelle l’auteur a grandi. Il comporte une collection permanente de 336 pièces ainsi que des expositions temporaires.

Cliquez ici pour y accéder !

Astro Boy #1, Gringo et Le Chant d’Apollon en promo chez Izneo

Trois titres d’Osamu Tezuka, édités par Kana, sont disponibles en numérique chez Izneo à un prix mini (1€99) jusqu’au 12 février 2017 :

Une offre à ne pas laisser passer si l’un des titres vous intéresse. Je ne peux que chaudement vous recommander Le Chant d’Apollon, que j’ai découvert l’année dernière. De mon côté, je vais probablement me laisser tenter par Gringo et je vous ferai prochainement un retour sur le service offert par Izneo.

Mise à jour à 14h27 :
L’offre ne se limite en réalité pas à Kana, les titres suivants sont également disponibles à ce prix :

Cliquez ici pour en profiter.

Osamu Tezuka était-il oracle ?

En relisant le premier tome du Cratère afin de préparer la page dédiée à ce recueil de nouvelles d’Osamu Tezuka, je me suis attardé sur l’une d’entre elles, qui recèle un petit mystère.

Cette histoire s’intitule « Les trois intrus ». Des extra-terrestres descendent sur Terre en se faisant passer pour des malfrats, leur objectif étant de capturer un humain érudit. Leur choix se porte sur un certain Osamu Tezuka, qui apparaît alors en tant que personnage.

C’est pour Tezuka l’occasion de se mettre en lumière : les extra-terrestres enlèvent en effet le mangaka en tant que spécimen représentatif de l’humanité, ce qui les amène à croire que les délais serrés de magazines de publication de mangas est la principale préoccupation de l’humanité, et on surprend Osamu Tezuka s’amusant à sacraliser sa profession. Les extra-terrestres transmettent également d’autres noms d’humains importants, évidemment tous mangakas, avec une orthographe très approximative. On peut malgré tout reconnaître :

  • Go Nagai (Devilman, Mazinger Z),
  • Masakazu Katsura (Wingman, Video Girl Ai, Zetman),
  • Fujiko Fujio (Doraemon),
  • Tetsuo Hara (Hokuto No Ken),
  • Akira Toriyama (Dragon Ball),
  • Shotaro Ishinomori (Cyborg 009),
  • Studio Clamp (Card Captor Sakura),
  • Tsukasa Hojo (City Hunter),
  • Shigeru Mizuki,
  • Sanpei Shirato,
  • Yū Watase

Or, quelque chose m’a interpellé en lisant cette liste : certains de ces auteurs étaient encore enfants au moment de la première publication du Cratère au Japon ! Tezuka était peut-être divin, mais pas devin. Les traducteurs français se seraient-ils permis des ajustements ? C’est l’hypothèse la plus crédible : ils ont dû remplacer ou au moins ajouter des noms de mangakas plus connus des lecteurs francophones.

J’aimerais tout de même valider cette hypothèse, et je serais également curieux de connaître la liste originale, celle qui nous dirait qui Osamu Tezuka considérait comme ses pairs à l’époque.

Je fais donc appel aux lecteurs qui auraient une version japonaise, voire dans n’importe quelle autre langue, de cette nouvelle afin de pouvoir comparer la liste des noms présentés.